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Les élites économiques et la construction de l'Europe

Sciences Po Rennes, 2011–12. Written and assessed in French

En 1923, Richard Coudenhove-Kalergi a proposé le premier mouvement pan-européen où il proposait une sorte de fédération d’États qui sera englobées dans une union douanière. Il a proposé ce projet face au déclin perçu de l'Europe et le menace économiquement des États-Unis. Son projet était né au bon moment et a été bien reçu. Il a commencé une série de débats importants. Tout d'abord, si la Grande-Bretagne était une partie intégrante de ce processus et deuxièmement si l'Europe doit être construite politiquement ou économiquement. Quelle serait la réponse à cette question ? Est-ce que l'Europe a été construit économiquement par les élites économiques ? Ou est-ce que c’était une affaire politique ? Cet essai va explorer ces questions à travers un plan chronologique des personnages et des grands projets. Il peut être découpé en trois grandes parties. Tout d'abord la période de l’entre-deux-guerres et le rôle des élites européiste économiques qui sont à la fois unificateur et qui sème la discorde. Deuxièmement, il va explorer les projets qui était commence après la guerre, en analysant les similitudes ou les différences avec la période de l'entre-deux-guerres. Finalement, il va analyser l'évolution du rôle de l'attitude britannique à la construction de l'Europe, en regardant comment cette analyse peut éclairer la réponse a mon problématique. Tout au long du travaille, attention particulière sera accordée aux liens entre les élites économiques et politiques, et quelles conclusions peuvent être tirées de cette relation.

La peur et la fascination pour les États-Unis viennent de leurs puissance économique, et c'est ce qui a été l'un des facteurs qui a unifié les idées européiste et galvanisés les élites économiques à la recherche d'une réponse européenne. On voit de suite que la construction de l'Europe a commencé à être défini par certains comme une entité économique. Bussière et Dumoulin font valoir que cette construction d'une Europe économique contre les États-Unis deviendrait une continuité (1994, p.73).

Émile Mayrisch était un industriel et l'un des premiers élites européistes économiques. Sous sa direction l'entente internationale de l'acier (EIA) a été créé. Cela montre explicitement la volonté de certaines élites économiques de pionnier à un rapprochement entre la France et l'Allemagne. Il constitue une base et un modèle pour des initiatives ultérieures, telles que la Communauté Européenne du Charbon et de l'acier (CECA) qui, en 1950 « s'occupera de ces questions » (Bossuat, 1994 p.38). Émile Mayrisch a aussi créé « le comité franco-allemand d'information et de documentation » en mai 1926. Bossuat affirme qu'il "associait avec originalité universitaires et industriels européens journalistes et même religieux" (p.39). Déjà on voit que la formation des cartels transnationaux, qui ont commencé en 1924, ont précédés et influencés les milieux politiques. Les élites industrielles ont commencé à s'éloigner de leurs propres rôles industriels, avec plus d'occasions de travailler en liaison avec les intellectuels, les médias et, surtout, des politiciens.

Avec la conclusion de l'occupation de la Ruhr, la France pourrait maintenant se lancer dans une nouvelle stratégie de réconciliation avec l'Allemagne. Avec la nécessité de répondre aux préoccupations économiques Édouard Herriot et le ministre allemand Gustav Stresemann a accepté de négocier lors de la Conférence de Londres en 1924. Il est en 1925 avec les accords de Locarno qu'une possibilité réelle pour le déblocage culturel et politique se pose, sans aucun doute facilité par la prospérité économique de 1924 à 1926.

Louis Loucheur, qui a joué un rôle dans les Accords de Locarno, était un homme qui a incarné le rôle d'élite européistes économiques. Il était un industriel qui est entré dans la sphère politique. Un bon exemple des liens croissants entre le gouvernement et l'industrie. Loucheur a annoncé son projet en 1925 à la Société des Nations (SDN), où il a parlé de la « nécessité » de faire l'Europe avec l'introduction d'un marché commun et avec des ententes industrielles. Loucheur voulait également créer « un contrepoids à la puissance anglo-saxonne en s'appuyant sur un axe franco-allemand » (Bossuat, 1994 p. 36). La Conférence Économique Internationale en 1927 a montré que les élites industrielles étaient prêts à créer un marché commun européen bien plus en avance que la politique. Aussi, la conférence montre que les élites européistes économiques ont joué un rôle dans la synthèse entre les élites économiques et les élites politiques, en créant ce lieu de réunion. Malgré son succès, la Conférence a refusé de reconnaître la spécificité européenne. Harry Gideonse (1930) soutenu que la Conférence a également marqué les débuts de deux points de vue divergents qu'on pourrait appeler très généralement des perspectives britanniques et français.

Malgré cet objectif de construire une Europe face aux États-Unis, l'aide économique américaine était importante après le Première Guerre Mondiale, et dans une certaine mesure, un processus d'américanisation a commencé dans l'entre-deux-guerres. Comme Schroter (1993) le souligne, même si la crainte de l'industrie américaine était bien présente, la fascination a également conduit à l'adoption à grande échelle du modèle américain au sein des entreprises européennes. Schroter soutient que les secteurs les plus actifs de l'industrie allemande ont adopté des pratiques et des méthodes américaines. Cette tendance a durée jusqu'aux années 90 ou ils ont commencé à se construire et se commercialiser comme « européenne » (un fait que Schroter attribue finalement à la EEC). On trouve un paradoxe dans le sens qu'il y a une volonté de construire une entité économique face aux États-Unis, mais les entreprises européennes se sont retrouvés sans une identité européenne. Peut-être que cela indiqué un certain échec des élites européiste économiques de réaliser la nécessité d'une structure ou d'un plan plus englobant.

Les étapes de Loucheur et Mayrisch avait sans doute mis en marche une série d'efforts européiste, qui trouvera son apogée dans le discours d'Aristide Briand en 1929 à la SDN. Il a envisagé une sorte de « lien fédérale » et a marqué les débuts d'un projet politique « dans la même ligne de celles de Mayrisch [et] Loucheur » (Bossuat, 1994 p. 55). Cette volonté de construire l'Europe était retourner par Stresemann. En 1929, le mouvement européiste était à son zénith. On voit bien que les élites européistes économiques ont eu une influence énorme sur les milieux politiques. Les liens ont été de plus en plus proche et les projets économiques ont affectés les projets politiques. Il y a, cependant, un manque d'élites européistes britanniques, qui fait allusion à une différence des intérêts et dans la pensée.

Un mémorandum publié par Briand en 1930 et le refus par la Grande-Bretagne fait apparaître explicitement des tensions et des obstacles majeurs à l'unité européenne qui avaient commencé en 1927. Gideonse (1930) soutient que c'était la mise en question de la « nation la plus favorisée » que la Grande Bretagne n'accepterait pas. Elle n'était pas prête à renoncer à ses liens commerciaux avec la Commonwealth. Moins touchées par la guerre et encore une grande puissance avec un vaste empire, il y avait une incitation économique d’être contre des projets proposés. La Commonwealth représentait l'aspect le plus important des liens commerciaux étrangers de la Grande-Bretagne jusqu’aux années 50. Asselain et al. (2011) soutiennent que les nouvelles élites économiques au sein de la Grande-Bretagne restaient fidèle à ses racines aristocratiques et que, grâce à ces liens économiques l'importance de la noblesse britannique a été assurée. Il y avait une relation de codépendance entre les élites économiques et l'aristocratie, qui ont favorisés des liens du Commonwealth. L'absence des élites européiste à la fois dans les milieux politiques et les milieux économiques met en évidence la distance avec laquelle la Grande-Bretagne se voyait.

Bussière et Dumoulin (1994) expliquent plus en détail ces deux approches. Le premier englobait l'idée des cartels et a été « contractuelle » dans sa nature. Ce fut la voie suivie par la France avec Loucheur comme le promoteur principal et avec l'EIA comme le prototype. Les britanniques préfèrent une union douanière, conformément au libéralisme économique. L’Union Économique et Douanière Européenne (UEDE) qui a été créée en 1926 par Charles Gide et Yves Le Troquer était une initiative dans laquelle la Grande-Bretagne était plus d'accord de participer. On voit ici encore une paradoxe; ce fut des projets économiques qui ont été initiateurs des projets politiques, mais c'était aussi ces projets qui ont montré des désaccords à cause des différents besoins et de différents impératifs.

Il serait réducteur de voir la perspective « britannique » et « française » comme s'insérer parfaitement dans ces deux catégories. Les décisions économiques prises par le gouvernement ne reflètent pas nécessairement les accords conclus par les élites économiques au sein d'un pays. On peux l'observer par la différence entre Loucher et Le Troquer. Les intérêts divergents ont rendus certains groupes plus sensibles à l'idée européiste que d'autres. Un exemple comme celui-ci peut être démontré en 1949 avec l'échec d'une union douanière franco-italienne. Gerbet (2007) met en évidence la façon dont certains industriels soutenu le union. Les industries mécaniques, chimiques, papetière et sidérurgique étaient d'accord mais ces industries qui se sont moins modernisée et qui se sont plus dispersés, comme les industries coton et textile, étaient contre.

La mort de Stresemann en 1929 et Briand en 1932, l'appréhension de la Grande-Bretagne, les nouveaux problèmes économiques et, enfin, la menace croissante de l'Allemagne avait mis un terme provisoirement aux deux aspirations d'une « fédération d’états » ou d'un union douanière jusqu'à après la Second Guerre Mondiale. Bossuat soutient que l'échec final du projet Briand été dû a son « contenu trop politique alors que les nationalismes extrêmes se développaient a la faveur de la crise économique » (1994, p.66).

Les Accords Reynaud-Simon en 1939 entre la Grande-Bretagne et la France ont créés une union économique et monétaire. Churchill a déclaré en 1940 que la France et la Grande-Bretagne étaient « une Seule nation ». Jean Monnet, qui a créé le première expérience de coopération économique en 1917 (le pool de tonnage), a été influencé par ce rapprochement franco-britannique. Bossuat (1994) soutient que cette expérience face à Hitler a fortement influencé les mouvements vers une union franco-britannique après la guerre. Il souligne que Jean Monnet a employé une grande partie du même vocabulaire en 1950 (p.70). Cependant, il y a ceux comme Asselain (1995) qui souligne, que la guerre a également amélioré et renforcé les relations britanniques avec la Commonwealth (p. 118) et à la sortie de la guerre la Grande-Bretagne a rapidement retrouvé ses taux d'exportations et que l'état était toujours vue comme un grande puissance économique.

Churchill a déclaré en Septembre 1946 que la Grande-Bretagne, bien qu'elle soit favorable à une « États-Unis d'Europe », elle ne se voit pas dedans. Bussière et Dumoulin (1994) soutient que « le second après-guerre voit renaître le même débat, comme si l’expérience de l'entre-deux-guerre devait simplement se renouveler » (p.70). Ils soulignent que l'entre-deux-guerre était une « période d'expérimentation » et que le grand débat entre les deux approches serait synthétisé dans les années 50 (p.82). C'était Churchill qui a proposé de coordonner tout les différents idées avec le « Congrès de La Haye » en Mai 1948. Ce Congrès est souvent considérée comme l'act inaugural de la construction européenne. Il a réunis les personnages économiques, politiques et intellectuelles et il a fourni un nouveau espace d'échange. Cependant, le clivage entre les partisans du libre-échange et les dirigistes était inéluctable. Ainsi que celui entre les fédéralistes et les Unionistes. On peut voir qu'il y avait encore des désaccords à la fois politique et économique, et qu'il était plus en plus difficile de séparer les deux, à la fois en termes des acteurs et des projets.

Le Plan Marshall était un moyen pour les États-Unis d'exercer la pression sur l'Europe de travailler ensemble afin de recevoir de l'aide américaine, et c'est à cause de cela que l'OECE est créée. C'était une façon d'accélérer la reconstruction au sein de l'Europe occidentale ainsi que d'être un « vecteur » pour le libre-échange. Gerbet (2007) affirme que ce processus qui avait été commencé par les « institutionnalistes » était « logique, mais alors irréalisable » (p.73). Frank (1998) affirme également que même s'il était utile, il avait été inefficace pour répondre aux préoccupations de l'Europe.

Une proposition de Paul Reynaud de créer une « autorité publique de l'acier » en 1949 a rouvert la question de l'acier. L'OECE avait réussi à créer la nécessité de pratiquer le libre-échange, avec l'Allemagne comme un partenaire incontournable et légitime. Le décor était planté pour le discours célèbres de Schumann en 1950. Il a envisagé une sorte de « solidarité de production » où les moyens de la guerre aurait lieu en commun pour assurer la paix. Il a promu l'idée « fonctionnaliste ». Il a prédit qu'il aurait un « spill over » d'un secteur à l'autre. Le Plan Schuman a conduit directement à la création en 1951 de la Communauté Européenne du Charbon et de l'acier (CECA), . Frank (1998) se soutien que avec le Plan Schuman et l'arrivée en politique de Jean Monnet ce fut une sorte de « petite révolution ».

Même si la CECA était un projet entièrement économique il serait réducteur de voir cela comme testament aux sentiments au cours de la période après la guerre. Pour Frank (1998), bien qu'il y avait de nombreuses similitudes avec la période de l'entre-deux-guerre, l'une des principales différences c'est que maintenant la construction de l'Europe était nécessaire pour les idées de paix et de la démocratie. Donc il avait plus un impératif politique qu'avant.

La Conférence de Messine en 1955 a donné la tâche de poursuivre le travail déjà commencé par la CECA à un comité dirigé par Paul-Henri Spaak. Le comité intergouvernemental a travaillé sur les détails tandis que Monnet a utilisé le « Comité d'Action pour les États-Unis d’Europe » pour préparer chaque pays politiquement. Ces deux organes parallèles conduit à la signature en 1957 du Traité de Rome par l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et le Pays-Bas. Ce traité établi une Communauté Économique Européenne (CEE) qui en 1968 a réussi de supprimer toutes les barrières douanières entre les pays et l'établissement d'un tarif douanier commun pour tous les produits venant de l'extérieur. Son succès est expliqué par le fait qu'elle a réussi à transcender les clivages politiques ainsi que ceux économiques. Une conscience de la nécessité politique était une différence que Bossuat appelle « fondamental ». La CEE a ouvert la voie à plus d'intégration politique. Zorgbibe (1993) fait remarquer que la structure de la CEE a rendu un projet politique une nécessité (p.35).

Schroter (1993) souligne l'importance des marchés européens pour l'Allemagne, et explique que dans les années 50 l'idée d'une union européen a été fortement soutenue par les chefs des industries chimiques et électrique (p. 394 – 395). Ceci est en opposition à les élites économiques britanniques qui à l'époque a fait la moitié de son commerce totale était avec le Commonwealth (Asselain, 1995). George Warner et Anne Deighton (1995) expliquent que le « Commonwealth obsession » était encore une des pierres angulaires de la politique britannique. Le système de préférence impériale et la zone sterling a joué un rôle essentiel dans le commerce britannique. La CEE a menacé des liens économiques retranchés. Certains pays du Commonwealth, comme le Canada, se sont fait entendre dans leurs opposition à toute construction européenne qui pourrait menacer leurs intérêts. Avec des niveaux élevés d'emploi, et le premier exportateur en Europe de produits industriels (Asselain 2011), elle n'avait aucun intérêt économique à se joindre à des projets économiques qui ont été construits en Europe. Elle avait une incitation active à les éviter.

En réaction à la CEE, la Grande-Bretagne, avec d'autres pays qui n'avaient pas été signataires, a créé l'Association Européenne de Libre-échange en 1960. Zorgbibe (1993) fait remarquer que cela suivi l'organisation économiques de la CEE mais sans créer des structures supranationales. Donc il est clair que ce n’avait plus un division économique, c'est la politique qui est maintenant le principal obstacle.

Le demande de la Grande-Bretagne en 1961 à adhérer à la CEE d'abord semble un départ surprenant de la politique britannique, jusqu'au moment que l'on comprend les problèmes rencontrés par la Grande-Bretagne à la fin des années 50. Asselain (1995) fait remarquer que les années 1950 à 1973 peut être considérée comme un succès économique pour l'Europe des six, ce qui contraste nettement avec la Grande-Bretagne. Phillip Bell et Peter Moris (1995) soutiennent que à la fin des années 50 le nationalisme anglais regardait plus vers l’intérieur. Ainsi son identité impériale a été affaibli, ce qui a des conséquences graves pour la relation avec le Commonwealth. Ils ajoutent également que la Commonwealth a diminué en importance car son composition politique et raciale avait changé d'une manière que certaines conservateurs a trouvé « distasteful » (p.73).

En 1956 la Grande-Bretagne a subi un choc sévère avec la conclusion de la crise de Suez. Ce rupture avec le discours en Grande-Bretagne sur son statut de puissance mondiale a conduit à la recherche des nouvelles voies. Face au progrès accomplis par la CEE, les Britanniques senti, comme John Young (1993) soutien, qu'ils n'avaient pas d'autre choix. Le tournant est en 1961, et comme Kristian Steinnes (1998) souligne « Macmillan was the first British prime minister to confront explicitly the painful reality that his country was no longer a world power » (p.79).

Steinnes poursuit en affirmant qu'il serait « naturelle » de présumer que l'adhésion à la CEE serait bénéfique pour les élites économiques, et que la « Federation of British Industry » ou les « British Chambers of Commerce » aurait insisté pour l'adhésion. Au contraire, il affirme que la recherche dans leurs archives montre que les considérations politiques ont été divise. Ainsi, il conclut que ce n'était pas à cause des impératifs économiques où des élites économiques que cette décision a été prise. Donc on voir que c’était plutôt les raisons politiques qui a ramené la Grande-Bretagne de faire une demande pour entrer dans la CEE. De plus, l'absence toujours d’élites européistes économiques britanniques est évidence que ce n’était pas au cause d’élites économiques que le Grande-Bretagne a entré dans la CEE en 1973.

La grande initiative économique suivant fut en 1962. La commission chargée par le Traité de Rome a présenté un mémorandum avec des recommandations pour la deuxième étape de la politique économique. Robert Marjolin, qui avait été un négociateur du Traité de Rome, a joué un rôle clé dans l'interprétation de ce traité que Ivo Maes (2006) a appelé « maximaliste » (la vision d'une union économique et monétaire complète) (p.36). Maes soutien que les propositions de la commission avait le rendu « un acteur a part entière sur la scène monétaire....[et] lui a permis d'entrer dans le monde des banquiers centraux » (p.38). Une fois encore, ce mélange des élites économiques et les élites politiques se fondaient ensemble les deux milieux.

La situation économique en Europe et dans le monde a changé de façon spectaculaire dans les années 70. Le décision pris par les États-Unis de mettre fin à la convertibilité du dollar en or (1971) a obligée la CEE de répondre en 1972 avec la « Création du Serpent Monétaire ». En 1973 il y a le choc pétrolier. Pour Bussière et Dumoulin ça « représente bien une rupture d'équilibre entre deux moments de l'histoire économique de l’Europe » (2006 ,p.10). Cassiers (2006) soutient que ça représente le fin de l'âge d'or et l'ouverture « débâcles des années de crise » (p.16).

En conclusion, on a vu que les élites économique ont joué un rôle essentiel avec les projets dans l'entre-deux-guerres, qui a inspirée les élites européiste après la guerre de créer la CECA. Cependant, les élites européistes économiques étaient paradoxale dans le sens qu'ils avaient ouvert de nouvelles voies à l'intégration en Europe, mais au même temps, en raison des courants divergentes au sein des élites européistes, ils ont empêché la construction de l'Europe.

Bien qu'il soit juste de dire que les pères fondateurs de l'Europe étaient parfois « les élites européiste économiques », le raison principale de leur succès a été dans leur capacité de traverser le clivage entre le milieu économique et le milieu politique. Donc c'était dans les deux domaines que l'Europe fut construite. Le rôle de la Grande-Bretagne nous montre que c'est une erreur de voir la construction de l'Europe comme seulement économique. Ce n’était pas à cause des élites économique que la Grande-Bretagne est entrée dans la Communauté Économique Européen. Au contraire, c'est le manque des élites européistes économiques en Grande-Bretagne qui a montré le rôle mitigé qui étaient joués pas ces élites. Néanmoins, les élites européistes économiques ont joué un rôle instrumental dans l'entre-deux-guerres qui a conduit massivement au succès des élites politiques après la Second Guerre Mondial.

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